L’amour en deuil

Cette semaine, je cède ma page à une fille qui, à peine le début de la vingtaine, se demande où trouver l’espoir dans sa vie amoureuse… 

L’amour n’a pas d’âge. 
Les problèmes qui viennent parfois avec non plus. 

 







 

Je suis tombée sur ton site et ça m’a donné le goût d’écrire quelque chose, alors je lance une bouteille à la mer de courriel que tu dois recevoir, mais j’ai envie de partager mon histoire. 

Ça fait quatre ans que je suis célibataire. J’ai 22 ans et même si on me dis que je suis jeune et que j’ai la vie devant moi pour me marier et avoir des enfants (bref, le conte de fée occidentale), ça fait quand même quatre ans que je suis célibataire et que je n’ai pas eu de relation de couple officielle et sérieuse. Mes ami(e)s aiment ma compagnie et je sors toujours bien soignée, bien peignée, maquillée et habillée, je suis sociale et sociable à mes heures, j’étudie à l’université dans un programme contingenté, j’ai de l’ambition. Un problème jusque là? Non, je ne crois pas. 

Quand je dis que je suis célibataire depuis quatre ans, des fois on me regarde avec des gros yeux comme si j’avais une maladie étrange ou que j’étais une bête de foire. Suis-je la femme à barbe? «Ayoye comment tu fais? J’serais pas capable!». C’est subtil… mais c’est blessant. En 2015, c’est signe de «losité» être célibataire faut croire.. 

À chaque fois, je leur dis que je ne suis pas prête à sauter sur le premier venu, que je suis capable d’attendre LE bon. Un gars ,comme j’aime dire : GENTIL, INTELLIGENT, BEAU avec un soupçon de caractère comme je les aime et indépendant. Malheureusement, ce genre de gars, c’est souvent des bads boys et j’aime les bads boys. J’imagine que c’est de ma faute? 

Mes quatre années de célibat sont parsemées de fréquentations dont deux relations fuck-friend que j’ai jamais voulu avoir, même si j’étais amoureuse des deux gars sans l’ombre d’un doute. Ces deux relations ce sont très mal finies. Parce que je n’ai jamais voulu avoir de fuck-friend, mais le gars trouvait quand même un moyen de «guesser»… 

Ce que je trouve le plus difficile, c’est que lorsqu’on m’aborde, très souvent, c’est pour avoir que des relations sexuelles et pourtant que je ne crois pas faire exprès. Je ne les cherche pas, que ça soit sur un site de rencontre ou dans la «vraie» vie. Ils sont là. Les gars qui veulent juste du cul. 

Récemment, un autre gars qui a «guessé» même si je voulais clairement pas de fuck-friend. Je le lui avais dis. Il y avait plein de signes qu’il s’intéressait à moi : il m’écrivait souvent et disait qu’il avait hâte de me voir, me collait, on riait, on passait du bon temps. J’ai même déjà passé deux heures à lui parler au téléphone. Je me disais que je devais surement lui manquer?! Peut être avait-il changé d’avis sur ce qu’il m’avait dit? Ça se peut! Il m’avait dit qu’il ne voulait pas de sérieux au début. Après que je lui avais avoué que j’avais un début d’attachement, il m’a dit que je ne devais pas, que ce n’étais pas réciproque. J’ai donc pris mes distances, mais j’ai quand même décidé de le recontacter pour avoir de ses nouvelles parce que c’était un ami. Durant notre conversation, il m’a dit «comme si ça me faisait de quoi» que j’avais pris mes distances… La peine que j’avais éprouvé durant son absence, s’est transformée en une froide amertume. Je ne valais rien faut croire. Un autre narcissique… 

Suis-je victime d’une nouvelle mode? Les fréquentations où on ne veut rien de sérieux? Je trouve ça lâche. Comme s’il ne voulait pas aimer en retour! Je veux que tu m’aimes, mais moi non. Non mais quel égoïsme! Y’a ben des limites à utiliser les gens! 

Je vois une thérapeute, ça m’aide à comprendre mes frustrations, mes peines, mes vieux bobos, mais j’ai pas d’espoir. À 22 ans je pense déjà à faire le deuil de ma vie amoureuse. Je suis découragée par ce que je vois et ce que j’entends des autres relations de couple. Est-ce possible de vivre une relations sans complication? Est-ce possible de trouver un homme INTELLIGENT, GENTIL, BEAU avec un caractère comme je les aime et indépendant? Je sais que j’ai pas 44 ans, mais j’ai peu d’espoir… 

***** Je continue de recevoir vos histoires et chacune me touche à sa façon, chaque fois. Alors continuez de m’écrire, ça fait du bien à tout le monde, à ceux qui lisent comme ceux qui écrivent. N’oubliez pas que quand on couche son histoire sur papier, ça fait un bien fou, ça permet de la sortir un peu de nous…