Européennes : voici le programme de La République en marche (Réaction du net)

Transition écologique, harmonisation fiscale, réforme de l’immigration… Le credo de la REM et ses alliés se décline en 79 points, dont 9 propositions principales.

Par Emmanuel Berretta                                                                                                                             Postez vos réaction en commentaire

La transition écologique, voilà un sujet européen par excellence. De fait, il figure à la première place des priorités de la liste conduite par Nathalie Loiseau. La pollution ne connaît pas les frontières, et la transformation des modes de transport, des sources d’énergie et de l’habitat nécessite de mobiliser des sommes énormes. Les estimations de l’Union européenne tournent autour de 1 000 milliards d’euros, au bas mot, d’ici à 2024. Les eurodéputés macronistes soutiendront ce plan européen qui doit mobiliser aussi bien de l’argent public (40 % du budget de l’UE) que de l’argent privé. Comme annoncé dans sa lettre aux Européens, Emmanuel Macron proposera aux États membres la création d’une banque du climat censée orienter l’épargne des Européens vers la croissance verte.

Demandez d’abord au Chinois de faire des efforts sur leurs pollutions ainsi l’Europe n’aurait pas à dépenser autant pour le monde ou l’ont vies.

La transition écologique infuserait toutes les politiques de l’Union, selon les projets de LREM. Les aides de la PAC (politique agricole commune) devraient-elles aussi être orientées vers les modèles d’agriculture propres et respectueux du bien-être animal, sans nourriture OGM. La politique commerciale serait également touchée dans la mesure où l’Europe ne passerait plus d’accords de libre-échange avec des pays qui ne respectent par l’Accord de Paris sur le climat. Emmanuel Macron a refusé, à ce titre, de donner mandat à la Commission d’engager des discussions commerciales avec les États-Unis de Donald Trump. Mais la France a été mise en minorité… Sera-t-elle suivie sur ce point après les élections ?

Taxe carbone, harmonisation fiscale et taxation des Gafam

Autre idée régulièrement défendue par le chef de l’État français depuis son entrée en fonction : instaurer une taxe carbone sur les produits importés en Europe. Il s’agit ainsi d’imposer des normes écologiques – mais aussi sociales – aux entreprises qui veulent commercer avec l’Union à travers une « Directive éthique des entreprises ».

Pour la liste LREM, l’Europe ne peut plus avancer sans une réelle harmonisation fiscale, notamment en matière d’impôt sur les sociétés. La concurrence confine dans ce domaine à la déloyauté, mais il faudra alors mettre fin à la règle de l’unanimité en matière fiscale. Les eurodéputés de la liste LREM défendront également l’établissement d’une juste imposition sur les géants du numérique. La taxe Gafam a échoué au sein du conseil Écofin. Les Européens s’en remettent dorénavant aux travaux de l’OCDE. Trois pays européens – l’Irlande, le Danemark et la Suède – ont jusqu’ici résisté à cette taxe. La pression internationale aura-t-elle raison de leur résistance ? En tout cas, la pression de 24 pays européens n’y a pas suffi…

Emmanuel Macron a longuement développé l’idée que l’Europe est désormais cernée par des puissances prédatrices, voire belliqueuses. Si l’Europe de la Défense a beaucoup progressé depuis deux ans au travers de coopérations sur la recherche militaire, le chef de l’État français veut aller encore plus loin en cheminant vers une « armée européenne ». Chaque pays conserverait bien entendu une armée propre. Macron parle plutôt d’une « force d’intervention commune » issue d’un traité de défense et de sécurité avec une clause mutuelle de défense rendue opérationnelle. Le Royaume-Uni serait d’ailleurs associé à un Conseil de sécurité européen. La question se posera alors de savoir ce que la France compte faire de sa dissuasion nucléaire. Mais c’est sans doute davantage un débat pour une présidentielle que pour une élection européenne…

Mais que des cons. Ils n’ont toujours pas compris que ce sont les Américains qui gouvernent l’Europe. S’est à cause d’eux que nous avons perdu notre puissance militaire. En plus le Royaume-Uni est sur les points de quitter l’Europe, comment vont-ils s’associer au conseil de sécurité européen ?

Si un pays membre de l’Union européenne est attaqué par un tiers, la France menacera-t-elle d’engager la force nucléaire qui, comme chacun le sait, n’a pas vocation à être utilisée ? Question sérieuse qui devra être débattue en France, à condition que, de son côté, l’Allemagne révise sa doctrine d’intervention… Cela prendra encore des années tant ces choses-là sont délicates dans un contexte où les Américains hésitent à se désengager progressivement de l’Otan.

Débloquer la question migratoire

Naturellement, la liste LREM pousse à l’adoption d’une réforme de l’asile et de l’immigration. Celle-ci est bloquée au niveau du Conseil européen. Impossible depuis la crise migratoire de 2015 de parvenir à un consensus visant à l’harmonisation des conditions d’accueil des réfugiés et de refus des demandes d’asile non justifiées. La position de la France reprend les termes d’un compromis autrichien qui n’a pas pu aller au bout : la liberté de circulation au sein des frontières communes va de pair avec la responsabilité pour chaque État de surveiller la frontière extérieure. Ainsi que le devoir de solidarité avec les pays du Sud les plus exposés aux flux migratoires. Cette solidarité est obligatoire, mais peut s’exprimer sous diverses formes : fourniture de gardes-frontières, de bateaux, d’avions, aides financières à la réinstallation des migrants dans leur pays d’origine…

Pour cela, il faudrait que les migrants ne quittent pas leur territoire. Les aidés pas de problème, mais une fois immigré, il reste et reparte au moment de leurs retraites. Tout comme les immigrés d’après-guerre qui le sont actuellement.

Emmanuel Macron tourne le dos à la politique des quotas de migrants obligatoires qui avait braqué les pays du bloc de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) sans être efficace, du reste. Toutefois, cela ne règle pas tout à fait les demandes italiennes d’une répartition en Europe des migrants déjà installés dans la péninsule ou nouvellement arrivés… La remise à plat de Schengen se heurte, en outre, à une difficulté supplémentaire : depuis le Traité d’Amsterdam, la convention de Schengen a été incorporée au traité européen. Sortir un pays qui ne jouerait pas le jeu exigera l’unanimité. Autant dire que celle-ci est illusoire sur un sujet aussi explosif…

Élargir Erasmus, une proposition consensuelle ?

Tout aussi difficile à réaliser : la conditionnalité des fonds européens au respect de l’État de droit, des libertés et de la convergence sociale par le haut. Sur le papier, cela paraît censé. Dans la réalité, on imagine difficilement la Hongrie, la Pologne ou la Roumanie, trois pays qui s’éloignent de l’État de droit, accepter cette clause sans broncher. Or, le budget de l’Union européenne est adopté à l’unanimité. Cela promet de très longues discussions. Les États contributeurs nets, dont la France, iront-ils jusqu’au bras de fer pour faire respecter l’État de droit et la convergence sociale par le haut ? Si Macron croit en cette idée, alors qu’il aille au bout. Ce sera assurément une crise majeure, mais peut-être salvatrice pour l’Union.

Et le droit des Français que cette politique de merde ne respecte pas. Qu’il passe leur temps à faire des lois pour se couvrir pour ne pas être condamné. (viole d’un mineur, pédophilie et autres …)

Heureusement, il y a d’autres propositions plus œcuméniques comme celle qui consiste à élargir Erasmus aux collégiens et aux apprentis. Cela nécessite simplement de mobiliser plus de fonds pour soutenir les échanges. Là aussi, Macron pousse à l’adoption d’un budget européen plus ambitieux et qui pourrait disposer de ressources propres (outre la taxe carbone, une taxe sur les transactions financières) sans augmenter la contribution des États.

Il ne suffit pas de dire ce que doit être l’Europe, il faut surtout préconiser une méthode pour y parvenir. C’est la dernière mesure du projet LREM : l’organisation d’une grande conférence pour l’Europe qui, à l’appel d’Emmanuel Macron, réunirait les dirigeants européens, des citoyens tirés au sort et des experts des domaines clés. Cette conférence élaborerait une feuille de route pour les États qui souhaiteraient aller plus loin dans la voie de l’intégration dans certains domaines. Mais que faire des autres, les plus réticents ? Le chef de l’État a souvent rappelé que ceux qui ne se sentent pas prêts ne doivent pas empêcher les autres États d’avancer ensemble. La question se posera de savoir si le groupe d’États prêts à avancer le fera au sein des traités actuels ou bien inventera un « club de première division » au dessus de l’Union européenne pour ne pas être soumis aux règles d’unanimité qui offrent, de facto, un droit de veto à ceux qui en veulent le moins…

Nous ce qu’on veut, s’est récupérer notre indépendance quitte à quitter cette Union malsaine de l’Europe des riches dont apparemment le gouvernant du conseil européen serait dans une affaire d’extorsion. Y en a mare d’être dirigé par des voyous